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Préfecture de labe

La région administrative de Labé est l’une des huit (8) Régions Administratives du pays qui est située dans la partie Nord de la Moyenne Guinée. Elle est limitée au Nord par la République du Mali et du Sénégal, à l’Est par la préfecture de Dinguiraye (Région administrative de Faranah), au Sud par la Région Administrative de Mamou et la Préfecture de Télimélé (Région Administrative de Kindia), à l’Ouest par la Région de Boké. La Région Administrative de Labé comprend cinq (5) préfectures, à savoir : Koubia, Labé, Lélouma, Mali et Tougué, et à 450 kilomètres de frontière avec les Républiques du Mali et du Sénégal. Constituée d’un relief compartimenté, dont l’altitude moyenne dépasse généralement 700 mètres, les principaux points culminants sont : le mont Loura (1515 m) à Mali, les Kolima (1220 m) et Horè Fello (1115 m) dans la préfecture de Labé. La région se présente comme un ensemble de plateaux découpés par des falaises impressionnantes d’une valeur touristique appréciable. Elle est comprise entre 11°30 et 12°30 de latitude Nord. La région de Labé, avec son climat foutanien, doux, résultant de la combinaison de l’altitude et de l’influence maritime déclinante, est caractérisée par l’alternance de deux saisons presque d’égale durée : une saison pluvieuse et une saison sèche accentuée par l’harmattan. La répartition mensuelle des pluies indique que la saison des pluies s’étend de mi Mai à mi Octobre, tandis que la saison sèche de mi Octobre à mi Mai. L’humidité atmosphérique relative est assez élevée et peut parfois atteindre 100%. Les températures moyennes minima sont de l’ordre de 10 à 20°C. L’évaporation potentielle est très élevée et atteint 1000 m par an. Outre son climat, la région de Labé possède des sites touristiques qui sont de véritables merveilles de la nature. A ce jour, plus de 120 sites ont été inventoriés dont entre autres : la dame de Mali, les chutes de la Sala à Labé, les échelles de Djinkan à Lélouma et de nombreux monuments historiques et grottes disséminés à travers les différentes préfectures. La région de Labé, qui constitue le château d’eau de l’Afrique Occidentale, donne naissance à un grand réseau hydrographique dont les plus importants bassins sont : Le bassin de la Konkouré avec Sala, Kassa et Kokoulo ; Le bassin de la Gambie avec la Dimma, la Silamé, la Koulountoun et l’Oundou ; Le bassin de Koliba avec la Komba ; Le bassin du Sénégal avec la téné, la Dombélé, la Kioma, la Falémé, affluents du Bafing. La végétation exhibe une flore assez variée. Les forêts peu étendues ne sont plus que les reliquats d’anciennes forêts actuellement dégradées. L’essentiel des formations végétales est constitué par les savanes arborées, les svanes arbustives et herbacées et les forêts classées, généralement le long des cours d’eau. Selon le R G P H de 2014, la région administrative de Labé compte une population de 995.717 habitants, avec une superficie de 22 860 km² (9,2% de la superficie de la Guinée), soit une densité de 44 habitants au km². La préfecture de Labé est la zone la plus densément peuplée avec 112,3 habitants au km².

Contraintes

Tout processus de développement fait face à des contraintes qu’il est nécessaire d’identifier pour pouvoir envisager des mesures permettant de les maîtriser. Les contraintes de développement de la région sont d’ordre naturel, démographique, économique et socioculturel. Contraintes naturelles La région de Labé, située sur le plateau central du massif du Fouta Djallon, a un relief montagneux accidenté avec une altitude moyenne de 1000 mètres. La région couvre une immense étendue de bowés et abrite un nombre élevé de cours d’eau et de sources. Ainsi, la nature du relief et le réseau hydrographique rendent les conditions d’accès aux différentes localités de la région assez contraignantes. La réalisation et l’entretien des infrastructures routières sont difficiles et exigent des investissements énormes dans une région où le système de transport est fortement dominé par le mode transport routier. Les cours d’eau de la région n’offrent pas de possibilités pour la navigation fluviale. Il est important de souligner que l’immense étendue de bowés réduit considérablement les superficies des terres cultivables. A ceci, il faut ajouter la pauvreté et l’acidité des sols. Le relief très montagneux conduit, sous l’effet de l’érosion, à une détérioration rapide de la qualité organique des sols. C’est pourquoi, les effets en matière d’aménagement et de fertilisation des sols sont importants.

Contraintes démographiques

Selon le R G P H de 2014, la région administrative de Labé compte une population de 995.717 habitants, soit une densité de 44 habitants au km². La population augmente à un rythme d’accroissement élevé, près de 2% par an. La fécondité est forte (6 enfants en moyenne par femme) et précoce (32% des adolescentes sont mères) eu égard à la persistance des comportements natalistes ancrés dans les traditions. Le rapport de masculinisé est de l’ordre 82 hommes pour cent femmes, tandis que le taux de masculinité est égal à 45%. Malgré un taux de mortalité infanto juvénile élevé (168%), la population de 0 à 14 ans représente 45,4%. Cette situation engendre une augmentation sans cesse des besoins alimentaires, sanitaires et scolaires, ce qui entraîne l’aggravation de la pauvreté des ménages déjà en situation difficile. Aussi, il est important de souligner que la région constitue une zone de forte émigration qui résulte de la forte densité de la population et de la faiblesse des revenus subséquents au caractère extensif des activités agro-pastorales. Le départ massif de la population active vers les zones prospères porte préjudice aux actions de développement et augmente énormément les charges des femmes.

Contraintes économiques

Les contraintes économiques constituent aujourd’hui un des handicaps majeurs qui freinent la mise en œuvre des actions de développement. L’essor des activités économiques, notamment industrielles et touristiques est exposé au problème de financement et à la forte concurrence des entreprises étrangères. Aussi, l’agriculture et l’élevage, les deux principales activités de production, sont confrontés à des systèmes archaïques de production. Le travail est essentiellement manuel avec un équipement composé de matériels aratoires. Le coût d’acquisition du matériel et des intrants agricoles dépasse souvent les capacités financières des acteurs qui se trouvent surtout dans une action destinée à l’autoconsommation. Il arrive aussi que des conflits fonciers empêchent l’aménagement et/ou l’exploitation de domaines agricoles.

Contraintes socioculturelles

Les contraintes socioculturelles, dont souffrent les populations, relèvent avant tout de considérations et pesanteurs socioculturelles, dont entre autres : la gérontocratie, la faible connaissance des droits de la femme, la marginalisation de certains groupes sociaux. Cette réalité favorise le conservatisme et affecte la participation des jeunes au processus de prise de décisions collectives. Aussi, les femmes sont reléguées dans un rôle de procréation, de production en qualité et d’aides familiales. Du point de vue social, la forte poussée démographique a une incidence sur l’augmentation sans cesse croissante des besoins alimentaires qui ne peuvent malheureusement pas être couverts par la production agricole. Cette situation accentue la dépendance et amoindrie les chances de l’autosuffisance alimentaire. La région est également caractérisée par un taux élevé d’analphabétisme surtout au niveau des acteurs économiques et particulièrement les femmes au point que l’essor du développement économique est réduit. L’analphabétisme ne favorise pas la bonne gestion et la rentabilisation des activités économiques. En plus, il limite la scolarisation et le suivi de l’enseignement ainsi que la préservation de la santé des enfants. Un autre aspect non moins important est le manque de professionnalisme de la plupart des acteurs économiques. Cette situation accentue les pratiques agricoles et commerciales néfastes et sape le développement de l’esprit d’entreprise, également l’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi favorise l’augmentation du nombre de diplômés sans emplois.

Potentialités

La région de Labé dispose d’un réseau hydrographique dense et d’une pluviométrie abondante (1500 à 2000 mm en moyenne par an). Aussi, les eaux souterraines sont importantes et les potentialités énergétiques énormes avec la présence de plus de 20 sites susceptibles d’être érigés en barrages hydroélectriques, pour une production potentielle assez importante. On peut citer entre autres : Koukoutamba (280 MW) sur le Bafing dans la préfecture de Tougué ; Ouességuélé (29 MW) dans la préfecture de Lélouma, au Nord-Ouest de Labé ; Madina Kouta (67 MW) sur la Gambie dans la préfecture de Mali, près de la frontière avec le Sénégal ; Natibali (34 MW) sur la Sala à 20 kilomètres à l’Ouest de Labé. La région dispose également de grandes étendues de plaines non aménagées, particulièrement à Tougué (plus de 7000 ha), et un grand nombre de bas-fonds dont les superficies sont estimées à plus de 1600 ha. C’est une prédilection des cultures maraîchères et fruitières. Elle abrite en plus des plantes aromatiques (karoukaroundé) et des étendues de forêts qui regorgent d’essences pouvant servir à des utilisations diverses. Aussi, le potentiel de la région est énorme et porte sur les gisements de bauxite, plus de 5 milliards de tonnes de réserves, notamment à Tougué. Il existe également des gisements de calcaire (Mali), d’ardoise (Labé), ainsi que des indices de fer, de diamant, de plomb, zinc, d’uranium, etc. Les carrières d’extraction de matériaux de construction sont aussi importantes dans la région. En outre, la région de Labé jouit d’un climat doux et présente un beau paysage et des sites touristiques attrayants (plus de 120 sites inventoriés). Elle est en plus, à proximité de pays voisins, situation favorable aux échanges commerciaux et à l’intégration sous-régionale. L’autre atout majeur de la région est la potentialité du développement de certaines industries, en particulier l’agro-industrie, au regard de l’importance des activités maraîchères, la pratique d’un élevage traditionnel qui compte un cheptel important et, l’existence de certains produits spécifiques. Cette situation se trouve confrontée par la position charnière de la région par rapport au reste du pays. Le potentiel arboricole est également important avec des avocatiers et des agrumes, qui ont tout simplement besoin d’un bon circuit de commercialisation. L’intensification de l’élevage permet le développement de l’industrie du cuir. La région se caractérise aussi par le dynamisme de ses opérations économiques. A ceci, il faut ajouter, la présence d’une agence de la BCRG et de quatre banques commerciales : BICIGUI, SGBG, ECOBANK et la FIRST INTERNATIONAL BANK. Il existe trois institutions de micro finance qui contribuent au financement des activités. Les populations sont animées d’une capacité assez importante d’épargne, surtout les ressortissants. La région joue une fonction commerciale qui dépasse de loin ses limites territoriales, car les ressortissants détiennent plus de la moitié du commerce national (50 à 60% du commerce de détail à Conakry et en Guinée Maritime, 20 à 30% dans les villes de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière). La ville de Labé assure une importante fonction commerciale et développe des transactions importantes de devises à travers les préfectures de Labé, Lélouma et Mali. La capitale régionale abrite également un aéroport international qui favorise les vols de proximité avec, notamment, Dakar et Banjul. L’existence de nombreux sites touristiques représente à la fois un fort potentiel d’emplois et une base pour le développement d’autres activités telles que l’artisanat, le maraîchage et l’hôtellerie. S’agissant de l’artisanat, il compte plus de quarante métiers de production de biens et services et est aujourd’hui un modèle d’auto organisation pour tout le pays. Enfin, la région enregistre une participation active de sa population aux efforts de développement local, particulièrement soutenue par ses ressortissants installés à l’extérieur.

Source: http://invest.gov.gn/guinee#tab-regions

Labé

INVESTISSEMENT PREVU

MONTANT BUDGET NATIONAL DE DEVELOPPEMENT (BND)

FINANCEMENT EXTERIEUR

TOTAL

Bitumage de la route Labé-Madina Gounas

            50.00

  Milliards 

            89.31

  Milliards 

          139.31

Milliards

Subventions Communes ( urbaine et Rurales )

          450.00

  Millions 

 

 

 

 

C.U Labé

75

 Millions 

 

 

 

 

Dalein

31.25

 Millions 

Dara labé

31.25

 Millions 

Diari

31.25

 Millions 

Dionfon

31.25

 Millions 

Garambe

31.25

 Millions 

Hafia

31.25

 Millions 

Kaalan

31.25

 Millions 

Kouramangui

31.25

 Millions 

Noussy

31.25

 Millions 

Popodara

31.25

 Millions 

Sannou

31.25

 Millions 

Tountouroum

31.25

 Millions 

 

DESIGNATION

BANQUE

MONTANT

Région de Labé

 

 

 450 Millions

1

C.U Labé

BCRG Labé

 75 Millions

2

Dalein

BICIGUI Labé

 31,25 Millions

3

Dara labé

BICIGUI

 31,25 Millions

4

Diari

BICIGUI

 31,25 Millions

5

Dionfon

FIBANK

 31,25 Millions

6

Garambe

BICIGUI

 31,25 Millions

7

Hafia

BICIGUI

 31,25 Millions

8

Kaalan

SGBG

 31,25 Millions

9

Kouramangui

BICIGUI

 31,25 Millions

10

Noussy

BICIGUI

 31,25 Millions

11

Popodara

SGBG

 31,25 Millions

12

Sannou

BICIGUI Labé

 31,25 Millions

13

Tountouroum

SGBG Labé

 31,25 Millions